Dune Tome 2, Livre second, Chapitre 7.
Pour bien des gens, il est difficile de comprendre la vie familiale de la Crèche Royale, mais je vais essayer de vous en donner une vision condensée. Mon père, je crois bien, n’avait qu’un seul véritable ami, le Comte Hasimir Fenring, l’eunuque génétique qui était un des plus redoutables guerriers de l’Imperium. Le Comte, petit homme laid et sémillant, amena un jour une nouvelle esclave-concubine à mon père, et ma mère me dépêcha auprès de lui afin d’espionner. Tous, nous espionnions notre père pour nous protéger. Certes, une esclave-concubine accordée à mon père selon l’accord Bene Gesserit – Guide ne pouvait porter de Successeur Royal, mais les intrigues se succédaient sans cesse et en toute similitude. Ma mère, mes sœurs et moi, nous avions pris l’habitude d’éviter les plus subtils instruments de mort. Cela semble terrible à dire, mais je ne suis pas certaine que mon père ne se trouvât pas à l’origine de plusieurs tentatives. Une Famille Royale ne peut ressembler aux autres familles. Donc, cette nouvelle esclave-concubine était là, souple, jolie et rousse comme mon père. Elle avait des muscles de danseuse et il était certain que la neuro-séduction faisait partie de son éducation. Elle était debout devant mon père, nue, et il la regarda longuement avant de déclarer : « Elle est trop belle. Nous la réserverons pour un cadeau. » Vous ne pouvez soupçonner la consternation qui succéda à cette décision, à la Crèche Royale. La subtilité et le contrôle de soi n’étaient-ils point des qualités qui nous menaçaient toutes directement ?
Auteure : princesse Irulan.
Auteure : princesse Irulan.
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